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16.6.09

TLFM


Dans le métro, mon regard se pose sur une affiche. Une seconde d'effroi me surprend. Voilà longtemps que je n'avais entendu parler de cette sirène hurlante. Je m'inquiète : Lara serait-elle devenue schizophrène ???



Renseignements pris via le net, a priori la santé mentale de Lara est stable... il s'agit juste du titre de son dernier album... uniquement composé de reprises d'artistes féminines. Ca va mieux. Euh, vraiment ?

4.6.09

Foisonnement enflammé

Los abrazos rotos, traduction : les étreintes brisées.
Ce qui est étonnant est que phonétiquement, pour qui a le français comme langue maternelle, los abrazos évoquent le brasier, l'incandescent, l'inflammable.

Almodovar semble avoir jeté sur le feu, dans sa jolie marmite cinématographique, de très nombreux ingrédients : ses références, Ascenseur pour l'échafaud, Rossellini, Audrey Hepburn et Ingrid Bergman, ses thèmes récurrents, la relation filiale, le poids des secrets, l'homosexualité, et d'avoir mélangé jusqu'à obtenir une oeuvre finalement un peu inégale.

Le film a quelques longueurs et certains passages narratifs sont peut-être superflus.

Reste que Pénélope Cruz possède un charisme capable, m'a-t-il semblé, de crever l'écran.
Reste cette scène, pivot du film à mes yeux, sublimement tourné où l'on sent l'alchimie entre le réalisateur et son égérie : les plans et le jeu de l'actrice s'épousent l'un l'autre pour un instant de cinéma parfait.

Peut-on seulement aller voir un film pour une séquence, aussi sublime soit-elle ?

14.4.09

Zigouigoui


Le blog, ai-je déjà lu de nombreuses fois sur divers supports, est un espace de liberté incroyable. Oui.

Cette liberté aujourd'hui, je la saisis afin de vous parler de TAG, l'une des expositions du moment sur le site du Grand Palais.
Liberté, liberté chérie, je crie ton nom, que dis-je je taggue ton nom grâce au clavier sur l'écran blanc. Liberté, oui, j'y viens parce que je prends le parti de ne pas parler de l'espèce de mécène à mèche très rive gauche caviar qui a orchestré la chose, ni même des figures les plus emblématiques du tag ici présentes ou bien encore de la scénographie minimaliste mais néanmoins assez efficace.

Non. Pour vous parler de TAG, je ferai juste une liste :
- un dimanche après-midi prêt à tourner orageux
- 30 minutes d'attente supportables
- une vaste et agréable galerie
- un public hétéroclite
- des clics d'appareils photos par dizaines
- des toilettes customisées pour l'occasion

Ma liberté de blogguer.

3.4.09

Vingt mille lieues... ou beaucoup moins

Notons deux types d'évasion majeures.

La grande tout d'abord. Celle qui fait plier bagages, prendre l'avion, décaler parfois même les horaires. La grande évasion prend et avale tout entier qui veut se laisser faire, loin des habitudes du quotidien.

Et la petite évasion. Moins remuante de prime abord mais pleine de vertus tout de même. Celle qui ne nécessite qu'une poignée d'heures calées entre deux journées de labeur.

Hier, je me suis petit-évadée au forum des Images, dans le cadre du Festival Nemo, rendez-vous des nouvelles images et de la création multimédia pour deux séances : un Panorama International, florilège de films courts, ludiques, poétiques, touchants ou drôles. Certains séduisent, d'autres intriguent, quelques uns touchent moins et si les sentiments varient selon la sensibilité du spectateur lorsque les lumières se rallument, aucune trace de déception sur les visages. Puis AntiVJ, une performance live, musique + projection 3D ... et gros ratage. Outre des problèmes techniques majeurs, la prestation visuelle manquait d'intérêt.
Parfois, même lorsque l'on s'évade très loin, la déception peut être au rendez-vous, la visite foirée.
Le Festival Nemo a au minimum 2 immenses mérites : son accès gratuit dans la limite des places disponibles et le bien qu'il fait à l'imagination. Un événement dont on ressort transporté dans d'autres dimensions.
Allez-y - mais pas tous, j'ai horreur quand c'est bondé ! -, évadez-vous.

28.2.09

Une affaire de perspective

C'est un fait, chacun ses spécialités. La pédiatrie, le poulet basquaise, le point de croix... Chacun son ou ses domaines de prédilections. L'Afrique n'est pas le mien. Entendons-nous bien, je n'ai rien contre, j'aurai même tout pour (ah ! ces formules toutes faites que l'on utilise afin d'être sûr du politiquement correct, comme ici, tandis qu'elle ne veulent rien dire au fond... Mais c'est un autre débat, je reviens vers vous - SIC !), seulement mes inclinations naturelles ne me font pas pencher en direction de ce continent.

Et puis, happée par un chemin de traverse, mon attention vers lui fut récemment attirée. Ce chemin fut la Fondation Cartier Bresson et la photographie de Guy Tillim. Après une série de visites dédiées à la photographie de l'Amérique du Nord, très en vogue cette saison à Paris semble-t-il (pour ne citer que quelques noms l'américain Walker Evans, sa compatriote Lee Miller -ouais, bof- et le suisse Robert Frank), c'est l'Afrique qui s'expose à travers le travail de M. Tillim : Avenue Patrice Lumumba et Jo'burg .


La seconde série est celle qui m'a réellement interpelée. Tillim se sert, avec brio, de son appareil comme d'un témoin de la réalité sociale de l'Afrique d'aujourd'hui. Jo'burg me toucha davantage, peut-être à cause du fait que je n'avais pas en tête l'image de l'Afrique du Sud qu'il représente ici. Même si elle n'en est qu'une infime partie, je me dois d'avouer que je ne l'avais pas imaginée. Quand la photographie ouvre le regard...


Alors certes, le travail de retouche réalisé par le photographe est somme toute important, même pour des non-initiés, mais à ceux qui ne seraient pas convaincus, je rétorquerais que le grain et la lumière sont les outils de Tillim afin de mieux faire passer son message et de mettre ce dernier au mieux en exergue.



Jusqu'au 19 avril 2009 à la Fondation Cartier-Bresson, plus d'information :

13.2.09

Les humeurs, les fluides - la sève

Le sang, associé au foie et au coeur détermine un tempérament gai, optimiste, dissert et enthousiaste.

Le phlegme, associé au cerveau, détermine un tempérament calme, distant et peu affecté.

La bile, associée au foie, détermine un tempérament impétueux, décidé et enclin à la colère.

L'atrabile, associée à la rate, détermine un tempérament sensible, réfléchi et enclin à la mélancolie.